LES GUERRES EN 2026
Soudan En Birmanie plus de 50 000 morts depuis 2021 , 3,5 millions de déplacés 18,6 millions de personnes nécessitant une aide humanitaire Une guerre civile menée sur par Min Aung Hlaing qui dénonce de prétendues fraudes électorales en 2020 qui avaient donné à Aung San Suu Kyi en partie graciee (Prix Nobel de la paix en 1991) un large avantage sur le parti contrôlé par l’armée. La répression des manifestations et l’arrestation de nombreux dirigeants démocratiques ont conduit à la proclamation d’un gouvernement d’unité nationale en exil (NUG), qui lutte contre la junte grâce à son bras armé, les Forces de défense du peuple, aux côtés de plusieurs milices ethniques. Le violent séisme qui a frappé le pays en mars 2025 a aggravé la situation humanitaire déjà désastreuse. Malgré la « trêve » annoncée pour faire face à cette catastrophe naturelle, en Birmanie les raids aériens meurtriers se multiplient malgré la trêve instaurée depuis le séisme la junte continue de bombarder des territoires sous administration du NUG.. Les dégâts du séisme s’ajoutent à la cruauté de la junte : « Les gens sont comme anesthésiés, c’est un traumatisme après un autre »
République Démocratique du Congo Mexique
Cela fait plus de trente ans que les violences liées aux cartels de
drogue font des
centaines de milliers de morts sur le territoire mexicain.
Pendant longtemps, le Mexique n’a été qu’un point de passage pour
acheminer des produits stupéfiants de la Colombie aux Etats-Unis. La
puissance des gangs mexicains ne s’est développée qu’après la mort
du baron de la drogue colombien, Pablo Escobar, en 1993. Le Mexique
est alors devenu le leader du trafic de drogue sur le continent
américain, avec le développement du cartel de Sinaloa, l’un des
groupes mafieux les plus influents du monde.
Pour faire face à cette criminalité organisée et légitimer son pouvoir après une élection contestée, le président mexicain Felipe Calderon (2006-2012) avait déclaré une guerre sans merci aux cartels, en déployant 50 000 militaires. Cette politique du tout-sécuritaire s’est avérée contre-productive, en augmentant le nombre de victimes civiles et de disparus. Le président Andres Manuel Lopez Obrador (2018-2024) a pris un virage plus social dans la lutte contre la criminalité en s’attaquant aux causes de la violence, dont la pauvreté, tout en maintenant une présence militaire dans les rues. Haïti
Les crises sont multiples dans le pays le plus pauvre des Amériques. Les Haïtiens subissent depuis de nombreuses années les violences de bandes criminelles accusées de meurtres, de viols et d’enlèvements. Quelque 200 groupes armés sévissent dans le pays et contrôlent 80 % de la capitale Port-au-Prince, dans un contexte de grande instabilité politique (l’ancien président Jovenel Moïse a été assassiné en 2021, le premier ministre Ariel Henry a démissionné en 2024 et les autorités de transition peinent à organiser des élections). Le niveau record de violence observé en 2024 – plus de 5 600 décès causés par la violence des gangs – ne se dément pas, avec 1 086 morts et plus de 60 000 personnes déplacées de force au cours des seuls mois de février et de mars 2025, selon les Nations unies Brésil Plus de 700 000 morts depuis 2010 (gouvernement brésilien) Aucun territoire du Brésil n’est épargné par la violence, qui émane à la fois des organisations criminelles, des forces de l’ordre et des « milices » fondées par d’anciens policiers. Dans le nord et le nord-est du pays, les conflits armés entre le Commando rouge et le Premier Commando de la capitale, les deux principaux gangs de narcotrafiquants, causent la mort de milliers de personnes chaque année. La population civile paie aussi le prix de la brutalité des opérations policières antigangs : les homicides commis par la police ont crû de près de 190 % en dix ans, avec 6 393 personnes tuées par les forces de l’ordre en 2023 (principalement des jeunes et des personnes noires). Enfin, les « milices », historiquement soutenues par l’ancien président Jair Bolsonaro (2019-2023), s’organisent en principe pour combattre les groupes criminels. Mais ceux-ci contrôlent par la force de vastes territoires (la moitié de l’agglomération de Rio de Janeiro, par exemple). Avec la complaisance des autorités, ils extorquent les populations, en appliquant des taxes illégales, et violentent les civils qui refusent de se soumettre à leur pouvoir.
Réalisé le 21 mars 2026 Document N° 192 |