LE GOUVERNEMENT DE CHARLEMAGNE

 

CHARLEMAGNE ET LA CULTUREcharlemagne3.jpg (106488 octets)
Bien qu'il ne sut jamais bien écrire, Charlemagne était un homme cultivé. De naissance il parlait les deux langues , le Neustrien qui sera le futur Français et l'Austrasien le futur Allemand. Il lisait le latin et comprenait le grec. Intelligent, il faisait tout pour favoriser les arts et la culture. Il attire à Aix la Chapelle, où il a fixé sa capitale, tout ce que l'Italie, l'Espagne, la Grèce, l'Angleterre comptent de talents. Il fait venir Alcuin clerc Anglo-saxon né à York, regardé comme l'un des maîtres de la culture chrétienne anglaise, pour présider l'école du palais d'Aix la Chapelle et établir le programme scolaire désiré par l'empereur. Il révisera le texte latin de la bible et lui enseignera l'Astronomie, le calcul et la philosophie, il rédigera même des ouvrages scolaires. Il sera son véritable "ministre de la culture". Charlemagne suivra les leçons du célèbre grammairien Pierre de Pise. Il crée près de chaque cathédrale et dans chaque monastère des écoles afin de former des copistes qui seront chargés de recopier les textes sacrés et les diffuser dans tout l'empire. Son ami le moine Eginhard écrira le récit de sa vie.

Le règne de Charlemagne fut le début de la renaissance carolingienne. Les arts se réveillent, les églises se couvrent de mosaïques et de fresques. On remet à l'honneur la correction et l'élégance de style. Les reliures des bibles et des reliquaires s'ornent de bas reliefs et sur le parchemin des manuscrits on peint des miniatures.

CHARLEMAGNE ET LA RELIGION
Charlemagne était très pieux, il veilla diligemment sur les monastères, défendit partout le christianisme et entreprit de nombreuses campagnes au nom de la foi. Cependant il poursuivit la mise sous tutelle de l'église comme l'avait pratiquée son père et son grand père, Pépin le bref et Charles martel. Le christianisme était pour lui un élément d'ordre et de stabilité nécessaire à la cohésion du royaume.
Il était sensible aux faiblesses de l'église. Il considérait comme un devoir de veiller lui même à l'éducation et à la moralité des prêtres. Il voulait des prêtres capables de lire les saintes écritures et les ouvrages des pères de l'église
Il souhaitait que les prêtres puissent être indépendants du seigneur local, pour cela il les autorisa à percevoir la dîme auprès de leurs sujets (Capitulaire de Herstal en 779).

LE GOUVERNEMENT DE CHARLEMAGNE
Le royaume était divisé en comtés, environ 250, le comte est au sommet de la pyramide vassalique. Il était à la fois administrateur, juge, chef militaire et percepteur des finances. Il est aidé dans sa tache par l'évêque qui est généralement désigné par le roi.
Charlemagne consulte régulièrement les grands dignitaires laïcs et ecclésiastiques  sur les questions importantes , il publie ses décisions sous la forme de lois "capitulaires". Le capitulaire " De Villis "  est une règlementation complète de la vie agricole. Les comtes sont chargés de les mettre en application. Des inspecteurs, toujours par deux, un laïc et un ecclésiastique, les missi dominici, sont chargés de surveiller les comtes et évêques dans leur administration.

Dans chaque comté, chaque année, il y a 3 plaids généraux auxquels toute la communauté des hommes libres est tenue d'assister, le jugement est rendu par les Échevins qui sont au nombre de 7 à 12 . Les plaids étaient des assemblées de notables laïques et ecclésiastiques au cours desquels on discutait des lois (capitulaires)

Charlemagne est partisan de la recommandation. Se recommander est pour une personne faible se mettre sous la protection d'un plus fort. C'est le Seigneur et le Vassal . Il incite les villageois à se choisir un seigneur ce qui lui est plus commode pour transmettre ses ordres. Cependant le système seigneurial en période de pouvoir faible présente des inconvénients et notamment celui de voir des seigneurs n'en faire qu'à leur tête.

L'ECONOMIE
Protégée par les armes, soudée par la religion, l'Europe de Charlemagne est prospère, mais les marchés urbains restent faibles et l'économie très régionalisée. La prospérité vient surtout de l'agriculture , l'ordre politique garantissait à tous de pouvoir travailler en paix mais ce style de travail était peu propice à l'évolution technique et à la mise en culture de nouvelles terres. Il alla vers une unification de la monnaie dont la base était  le denier d'argent

L' ENTOURAGE DE CHARLEMAGNE
Des hommes de grande valeur ont entouré Charlemagne
Le comte Hug de Tours ancien ambassadeur à Constantinople
Hilduin l'archi-chapelain
Lambert et Matfried les deux meilleurs généraux de l'époque
Agobard archevêque de Lyon
Wala abbé de Corbie cousin de l'empereur

 

Fiche revue le 18/01/2011

Document N° 019

PAGE D'ACCUEIL

INDEX ALPHABETIQUE LISTE DE TOUS LES DOCUMENTS PAGE CHARLEMAGNE