La société franque

Pour se faire une idée de la société gallo-franque, il faut examiner l'état des terres avant l'état des personnes.

Les terres étaient de trois types
     Les alleux
     Les bénéfices
     Les terres tributaires

Les alleux, dont le nom signifie terres tirées au sort ou terres saliques, étaient des terres libres, c'est à dire affranchies de tribut, d'impôt ou de toute espèce de redevance. Certaines étaient  des domaines qu'après la conquête des Gaules les Francs se partagèrent entre eux par tirage au sort, les autres étaient des terre acquises par succession ou par achat. Les terre saliques n'étaient transmissibles par héritage qu'aux descendants mâles.

Les bénéfices étaient des terres que les rois donnaient aux hommes puissants de la nation et à leurs compagnons de guerre qu'ils fussent Francs ou Gaulois. A l'origine, ils furent concédés temporairement ou à vie. Les donateurs pouvaient les révoquer s'il y avait faute, trahison ou révolte de la part du bénéficier. Plus tard, sous les carolingiens les bénéficiers étant devenus plus puissants que leur maîtres les bénéfices devinrent héréditaires. cependant, à la différence des possesseurs d'Alleux le bénéficier était tenu d'être fidèle au donateur et était soumis au service militaire à la réquisition du donateur ainsi qu'à certains services civils ou domestiques. Le donateur du bénéfice était relativement à cette terre le seigneur suzerain  et le bénéficier le vassal . A première vue l'Alleu était supérieur au bénéfice mais il arriva que certains alleux furent convertis en bénéfices. Le propriétaire d'un alleu de médiocre valeur pouvant être trop faible pour protéger son bien,  pouvait alors rendre hommage de sa terre à un bénéficier puissant, se plaçant ainsi sous sa protection, sous son patronage il devenait alors vassal du bénéficier . L'acte qui concrétisait cette action s'appelait recommandation

Les terres du troisième ordre s'appelaient tributaires parce qu'elles étaient assujetties à un tribut ou à une servitude. Ceux qui en étaient les cultivateurs ou les colons étaient tantôt des fermiers libres obligés à une redevance annuelle tantôt des esclaves attachés à la Glèbe, et qui devaient à leur maître le fruit de leur travail.

La société:

On trouvera tout d'abord les propriétaires d'alleux plus ou moins riches mais qui ne devaient rien à personne et qui pouvaient se comporter en petits souverains,. Ils formaient une classe moyenne dite des hommes libres.

Les bénéficiers noblesse secondaire vassale du roi ou des propriétaires de terres saliques

Les tributaires ou colons qui jouissaient souvent d'une grande liberté personnelle mais qui étaient assujettis à l'impôt

Les esclaves qui plus tard s'appelleront les serfs

Les Gaulois et les Francs investis de charge, possesseurs de bénéfices, compagnon d'arme du roi ou courtisans,   prenaient le nom de Leudes, Fidèles, Compagnons ou même Antrustions (membre de la garde du roi)

Fiche revue le 15/02/2010

Document N° 004