| LES LAMPES ELECTRIQUES
Petit rappel sur le corps noir Le corps noir est un corps
imaginaire qui a la propriété de ne pas renvoyer la lumière qu'il reçoit.
Lorsqu'un corps noir est chauffé à une température importante , comme tous corps
il devient lumineux , mais la lumière qu'il émet provient de lui seul, cette
lumière n'est pas mélangée à de la lumière provenant d'une autre source et qu'il
réfléchirait. Lorsqu'on chauffe un corps quelconque et notamment le filament
d'une lampe à incandescence, il va avoir un comportement voisin du corps noir.
Dans la figure ci dessus
apparaît une bande verticale colorée, c'est la zone où le rayonnement émis par
le corps noir chauffé est visible, c'est à dire que notre œil y est sensible. A
droite de cette zone (surface grise) se situent les infrarouges notre œil n'y est pas sensible
mais notre peau les ressent. A gauche ce sont les ultraviolets ils nous font
bronzer mais attention plus la longueur d'onde est courte plus l'énergie du
rayonnement est dure et donc dangereuse . Les lampes à incandescence. Elles sont composées d'un
filament en tungstène dans une atmosphère exempte d'oxygène. Parcouru par un
courant électrique le filament va voir sa température s'élever, il va devenir lumineux. La
température de fusion du tungstène est de 3410 degrés Celcius. Mais bien avant
cette température , des atomes de tungstène vont quitter le filament, le
tungstène se sublime, c'est à dire qu'il passe de l'état solide à l'état gazeux
sans passer par la phase liquide. Comme tous les gaz il va se condenser sur les
parois froides c'est à dire sur le verre de l'ampoule. Résultat, l'ampoule
devient opaque et le diamètre du filament se réduit il devient de plus en plus
fragile et un même courant électrique dans un fil plus fin va produire une
température plus élevée , le fil va fondre. Les lampes à halogène Les halogènes sont les corps
de la colonne 7 de la classification périodique des éléments de Mendeleïev
soit Fluor, Chlore, Brome, Iode. Si on ajoute au gaz neutre de l'ampoule ( Argon
ou Krypton) de l'iode gazeux lorsque le filament est chauffé, les atomes libérés
par la sublimation du filament de combinent à l'iode et pris dans les mouvements
de convexions viennent à nouveau de déposer sur le filament. Il est possible
alors de porter la température du filament à un niveau plus élevé que dans une
lampe à incandescence classique soit 3000K. Mais les parois subissent une
température plus élevée il faut donc remplacer le verre par du quartz . Le
quartz est de l'alumine Al2 O3 cristallisée. D'où le nom
des ampoules quartz-iode. Les lampes fluorescentes compactes On connaît depuis longtemps
les tubes fluorescents. Il s'agit d'un tube en verre dont la paroi
interne est couverte de poudre fluorescente. A chaque extrémité une électrode et
dans le tube un gaz qui contient notamment du mercure. On va créer dans ce tube
une décharge de lueur, c'est à dire qu'on ne va pas laisser s'établir le régime
d'arc électrique. Dans le régime d'arc, le gaz se ionise de façon importante, sa
résistance chute à une valeur très faible , un arc électrique s'établit, le
courant et la lumière sont très intenses, les électrodes subissent un
bombardement intense.
Mécanisme d'allumage du tube : Au repos le
starter laisse passer le courant, un courant circule les filaments électrodes
chauffent. Le gaz contenu dans le tube est bombardé par les électrons émis par
les électrodes un courant se met à circuler dans le tube le starter coupe . La
décharge cesse. L'inductance qui subit une variation rapide du courant crée une
surtension ( similaire aux bobines de voiture ) qui va créer une décharge dans
le tube. Si le tube s'amorce tout va bien , l'inductance limite le passage du
courant évitant le régime d'arc. Sinon la tension réapparaît aux bornes du
starter et le cycle recommence jusqu'à amorçage du tube. La lampe fluorescente compacte: Le
perfectionnement des tubes et notamment des poudres fluorescentes a permis de
faire des tubes de diamètre de plus en plus petits. De là à replier ce tube et
parvenir à un encombrement voisin d'une ampoule à incandescence il n'y a qu'un
pas, mais ne résout pas le problème du ballast lourd et encombrant. Le problème a
été résolu par l'électronique. Un montage électronique crée une fréquence
d'excitation élevée favorisant l'ionisation du gaz et donc l'amorçage de la
lampe , il assurera également la limitation du courant. Ces composants sont
logés dans le culot de la lampe. La lampe à LED La LED (Ligth Emitting Diode ou Diode Electro Luminescente) c'est d'abord une diode à semi-conducteur.
Dans une diode à semi-conducteur on réalise une jonction entre deux
semi-conducteurs. Prenons le cas de la diode au silicium. Deux morceaux de
silicium son accolés. L'un dopé P est prêt à accepter des électrons, l'autre dopé N contient des électrons peu liés
à la matière, les deux sont neutres électriquement , c'est à dire que chacun
possède autant d'électrons que de protons. Le silicium P va attirer des
électrons de la zone N mais faisant cela il va se charger négativement et la
zone N qui a perdu des électrons se charge positivement, un champ électrique
apparaît, lorsque
la charge est suffisante le champ produit compense exactement la force
d'attraction des électrons par le silicium P, le phénomène de migration va s'arrêter. Les deux
morceaux de silicium sont alors séparés par une zone dite de recombinaison. Lorsqu'on
applique une tension électrique à l'aide d'un générateur externe, si cette
tension annule le champ dû à la charge négative du silicium P, la migration des
électrons va reprendre, un courant électrique circule. Au contraire si la
tension extérieure renforce ce champ, le courant ne passe pas. C'est la fonction
diode. Dans la formule obtenue, le produit c.h est une constante on voit que la longueur d'onde du photon, donc sa couleur, est inversement proportionnelle à la saute d'énergie. La couleur du photon dépend donc des matériaux employés. Longtemps toutes les leds fournissaient de la lumière rouge. Petit à petit les chercheurs ont trouvé des matériaux ( ou plutôt ont conçu des matériaux) émettant des lumières vertes , jaune et autre mais une LED ne peut émettre qu'une lumière monochromatique.
Le
problème de la LED blanche. Cependant on voit que la zone d'émission se situe de 4500 à 6500 Å si on se réfère au spectre du corps noir, on voit qu'il n'y a pas émission d'infrarouges donc pas de production de chaleur ou très peu (effet Joule)
Une révolution tranquille Shuji Nakamura ne s'est pas arrêté là en ajoutant des fluorescents qui excités par la lumière de la led vont convertir une partie des radiations à 0,47 μm en diverses fréquences jusqu'a obtenir une lumière blanche qui sera commercialisée à partir de 1996. Le rendement de cet éclairage est de loin supérieur à tous les autres et va occasionner des économies d'énergie considérables. L'absence d'échauffement du fait du rendement excellent, va bousculer la fabrication des luminaires et accroître la durée de vie des sources lumineuses. On estime qu'en 2020 75% de l'éclairage sera réalisé avec cette technologie. Shuji Nakamura dont l'employeur n'a pas eu la reconnaissance qu'il était en droit d'attendre a émigré aux Etats Unis.
Figure extraite
d'un rapport de Mr Laurent Massol
- Ingénieur chez LED ENGINEERING DEVELOPMENT Des améliorations ont été apportées en plaçant la diode dans un réflecteur diffusant répartissant mieux les photons émis par la diode vers la couche de phosphore. La LED blanche émet une lumière directionnelle bien adaptée à une utilisation de type spot, projecteur, éclairage publique. Pour réaliser une ampoule éclairant dans tout l'espace c'est plus difficile mais des études sont en cours. De même d'autres procédés de fabrication de lumière blanche sont également à l'étude. La
LED blanche
actuellement a un rendement de 4 à 10% et fournit 26 à 70 lm/W on prévoit
d'obtenir un rendement de 22% et jusqu'à 150 lm/W. Début 2015 on trouve dans le
commerce des lampes fournissant 450 Lumens et consomme 5 Watts. Les formes de
ces lampes se diversifient et notamment apparaissent des luminaires associant
une multitude de Leds blanches. Il n'est pas exagéré de dire que l'éclairage par
Led va se généraliser et que la consommation électrique pour les éclairages
privés et publics va se trouver divisée par 10 et qu'il s'agit là d'une
invention d'une portée extraordinaire
Tableau comparatif des sources lumineuses pour éclairage domestique
Si vous aimez un peu de calcul Les unités d'éclairement
Choix des
ampoules : On peut voir que l'utilisation d'une ampoule directive va fournir un éclairement 30 fois supérieur à une ampoule non directive sur une surface incluse dans l'angle éclairé, mais le reste sera dans la pénombre. La zone non éclairée serait dans le noir si la surface éclairée absorbait totalement l'énergie reçue mais généralement elle va être le siège d'une réflexion diffuse. (1)
les définitions des unités d'éclairement sont difficile à préciser dans
l'absolu, elles prennent en compte l'acuité de notre vision. Il est évident que
l'acuité visuelle dépend des individus . Des critères on été définis de façon à
s'affranchir des facteurs humains variables. La définition officielle de la
Candela est alors : Fiche revue le 17/02/2015 Document N° 077
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